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Démarche : ET LE TRAVAIL ?

La Forge NON LABELLISÉE

Fin de l’aide de l’État…

Avril 2088

“Et le travail ?”, l’État n’en veut pas
Depuis 2005, la DRAC et le Conseil Régional de Picardie aident le collectif artistique
pluridisciplinaire La Forge dans son questionnement “Et le travail ?”.
En décembre 2007, la convention “portant cadre d’objectifs 2005/2007” arrive à son
terme ; le Directeur Régional des Affaires Culturelles envisage alors le renouvellement de la convention ainsi que le soutien à “L’heure de travail”, une exposition rendant compte des trois ans de productions artistiques de La Forge.

Depuis 1994
La Forge et la société

Le collectif a pour raison d’être la création d’œuvres issues d’échanges et d’interactions autour de préoccupations communes et actuelles avec celles et ceux qui font la société, la vivent et parfois la subissent. Cet ancrage a conduit à ce que, dans les premières années, nos projets aient été essentiellement financés par des fonds sociaux.

2000-2002
Reconnaissance de l’État

“Quelle vie”, la belle aventure avec la population du Val de Nièvre est malheureusement écourtée pour des raisons de politique locale. Heureusement, elle bénéficie de la reconnaissance de l’État, du soutien de la DRAC, ce qui permet à La Forge de la terminer de bonne manière par un ensemble de manifestations allant de Domart en Ponthieu aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, par le livre “Quelle vie” et par la pièce de théâtre “A l’émancipation…

2005-2007
Aide de l’État

La DRAC de Picardie veut sortir le travail de création de la Forge de sa précarité et
lui donner le temps nécessaire à la réalisation de ses projets. Elle propose d’établir
une convention d’une durée de trois ans pour permettre au collectif de mener “une
démarche de prospection et de préfiguration de projets” avec la population de trois
territoires picards, autour de la question du travail. Le Conseil Régional, sollicité par la DRAC, partage ce soutien à La Forge. Ainsi, durant ces trois ans, avec les subventions de la DRAC et du Conseil Régional, La Forge peut développer sa démarche “Et le travail ?” en Thièrache du centre, à Montataire et à Guise.

2008
Désengagement de l’État

Aujourd’hui, le Directeur régional regrette de ne pas pouvoir donner suite au partenariat engagé, malgré l’intérêt qu’il porte à la poursuite du travail artistique et scientifique engagé et réalisé durant ces trois ans.
Il est clair qu’il s’agit d’une ré-orientation de la politique culturelle de l’État : ne plus
soutenir la création artistique en prise directe avec la société, mais uniquement la culture garantie, mise à l’abri de ses murs labellisés. L’aide de l’État est stoppée, la “mission de prospection et de développement de projets” initiée par la DRAC est sans suite….
En mars 2008, le Directeur nous informe par courrier que les aides de l’État “se sont réorientées essentiellement vers des actions menées par des institutions culturelles labellisées et vers des dispositifs en faveur de l’éducation artistique et culturelle…”.
Les productions de La Forge non labellisé ne sont plus dans les espaces de soutien que l’État accorde.

Et maintenant ?
Devons-nous mettre au chômage “Et le travail ?”, abandonner “L’Heure de
travail”, ne pas porter devant le public les contributions récoltées et représentées ? N’est-ce pas perdre le travail acquis, priver le public de l’investissement voulu, abandonner la parole des personnes associées à la démarche, abandonner le travail des artistes ?

Au delà de notre cas
La nouvelle politique culturelle de l’État montre son désengagement complet dans toute démarche artistique décentralisée. Si les structures porteuses de projets à risques, à “issue incertaine” — comme l’est chaque acte de création réelle — disparaissent au seul profit des projets porteur du label sécurisant du “connu”, “déjà vu”, “audimaté”, la culture va sombrer. En Picardie comme ailleurs. Ce que nous ne pouvons pas accepter.

Septembre 2008
La Forge NON LABELLISÉE,
Culture et décentralisation ? Art et démocratie ?

Rencontre publique à Molliens au Bois, siège de La Forge.
Avec Patrick Lafani, philosophe, (animateur du débat), Philippe Zinetti, artiste-enseignant et président de La Forge, Etienne Desjonquères, pour « La Tour bleue d’Etouvie », CSC Etouvie, Luiz Rosas pour les actions du Cardan, Sylvie Baillon pour « Les Terres Fortes », Ches Panses Vertes, avec le Collectif La Forge, Élodie Cavel, Valérie Debure, Isabelle Jégo, Alex Jordan, graphistes, Denis Lachaud, écrivain, Eric Larrayadieu, photographe (absent), Marie Claude Quignon, plasticienne pour « Et le travail ? » et pour le collectif François Mairey, pratiques sociales et coordination.
Avec la musique À L’Arrache Fanfare.

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