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Démarche : ENFANTS, PETITS-ENFANTS DE HARKIS, ICI

Premières rencontres préparatoires


(- Pour ouvrir ce nouveau parcours du Collectif La Forge avec des descendant.es de Hakis, d’ici, de Amiens-Nord -)

Le 13 février 2026, à La Forge, rencontre avec deux femmes de générations différentes, d’origine berbère, d’ici.

L’une est une connaissance proche qui avoue ne pas se sentir légitime à parler des enfants et Petits-enfants de harkis, même si la démarche que nous lui avons présentée lui paraît très intéressante et pertinente à la lumière de ce que nous vivons aujourd’hui. Elle justifie sa volonté de ne pas intervenir en tant que témoin dans la mesure où elle se vit davantage comme une simple exilée, une citoyenne du monde consciente de l’importance des racines pour l’être humain mais également du poids de l’histoire et qui pense qu’il est salutaire, parfois de fermer certaines portes pour continuer d’avancer dans la fraternité. 
Toute la famille côté paternel de sa mère et toute la famille côté maternel de son père ont tous soutenu l’idée d’une Algérie indépendante. 
Son père était un modeste fellah (paysan), illettré, marié et père de famille, pour qui l’idée d’avoir à tuer était insupportable. Respectueux des « personnalités savantes », il s’en remettait à leur « savoir ». C’est ainsi qu’il a été amené à participer à cette Histoire. Il a surveillé et veillé à la tranquillité de son village. 

L’autre… nous informe qu’elle prépare un spectacle qui évoque cette période de l’histoire. Elle sera entendue sur scène.

Le 28 février, des échanges avec Sylvie Coren
Sylvie est réalisatrice, entre autres, du film « Des Histoires en Nord « , produit par l’association CARMEN. Ce documentaire raconte l’histoire des premiers résidents du quartier Fafet-Brossolette, d’Amiens Nord, principalement des familles rapatriées d’Algérie dans les années 60, harkis et militaires de carrière, qui ont habité « La cité » et « les bâtiments bleus« . En 2010, avec plus de 20 ans d’archives de Canal Nord* sous le bras, Sylvie a mené des entretiens dans ce quartier, des rencontres qui ont donné naissance à ce documentaire.

*Canal Nord média participatif créé par CARMEN, utilisant la vidéo comme outil de médiation sociale pour donner la parole aux habitants du quartier nord d’Amiens.

Le 5 mars, entretien avec une femme recommandée par Sylvie Coren, une connaissance de La Forge depuis la démarche de « La Place des Habitant.es » de Fafet-Brossolette, Amiens. Une rencontre chaleureuse dans laquelle cette personne nous a conseillé de contacter : Hocine pour, entre autres, son Projet participatif : Monument pour rendre hommage à la communauté Harkis d’Amiens et AJIR, Association Justice Information Réparation pour les Harkis de Picardie-Hauts-de-France.
Elle envisage égalementde proposer à ses deux enfants ou à l’un des deux, de travailler sur ce sujet : la transmission de cette histoire.
À ce jour, elle ne peut pas encore nous dire si elle participera à cette démarche.
Le 11 avril, elle nous écrit : « Après mûre réflexion, je ne vais pas participer au projet que vous me proposez. Mon fils ne le veut plus également ».

Le 27 mars rencontre avec Hocine.
Après nos présentations réciproques, nous parlons de son Projet de Monument.
Hocine dit être intéressé, volontaire pour participer à cette démarche, à son pilotage.

Il envisage de proposer la participation également de son épouse, qui donnera sur-le-champ son accord.

Le 31 mars, première rencontre productive chez Saliha Abdellatif

=> Lire les écrits de Denis Lachaud

Le 8 avril, une nouvelle connaissance, recommandée par Sylvie Coren qui l’a rencontrée pour son film Des Histoires en Nord. Elle nous dit être d’accord pour participer, mais, sans doute, avec un pseudo.
Elle veut écrire un livre sur l’histoire de son père
Elle nous présente un des ses frères qui nous dit 
être ouvert pour une rencontre productive avec La Forge.

Le 24 avril, le Conseil d’administration d’AJIR invite La Forge pour se présenter.

Le 26 avril, Hocine et Badra font visiter à La Forge la Cité de la Briqueterie, une occasion de faire de belles rencontres, et pour Eric Larrayadieu de photographier.